D’autres ou de d’autres

19 mai 2013

@RC_Langue D’autres employé après un verbe qui demande la préposition de: on ne répète pas de, le d’ suffit: Il a parlé d’autres (et non de d’autres) choses.

Il faut des exemples où «d’» est nécessairement une préposition, comme dans «Il a parlé de choses et d’autres»: si on disait «de d’autres», il y aurait deux prépositions et ce serait incorrect. On retient donc: lorsqu’il y a deux prépositions (= lorsque «de» double la préposition…), c’est nécessairement incorrect et on évite.
Puis distinguer les catégories grammaticales de «d’» et aussi de «d’autres» dans différentes expressions. Début de liste:
«Il parlait de qui, de quoi? — D’autres personnes, d’autres choses.»
«Il parlait de ces personnes, de ces choses? — Non, il parlait de d’autres.» (S’il veut enlever «de» ici, le locuteur ajoutera nécessairement «personnes» ou «choses».)
Puis d’autres exemples où «d’» est préposition ou non, où «d’autres» est pronom indéfini pluriel ou non, etc.
Autre approche: distinguer les fois où «d’autres» est le pluriel d’«un autre» et les fois où il ne l’est pas.

Yves Lanthier

Montréal

@Voluuu


Être ou ne pas être membre d’une association de langagiers

16 mai 2013

L’association de langagiers qui existe depuis deux décennies et dont l’effectif est encore très minoritaire dans sa profession devrait s’employer sérieusement à connaître la perception que s’en font les non-membres.

Yves Lanthier

Montréal

@Voluuu


Dragon NaturallySpeaking a-t-il des affinités particulières avec certaines langues?

15 mai 2013

Pour alimenter la réflexion et songer à un début de réponse, lire cet article de Claude Hagège (juillet 2012) :

« Pourquoi les Français sont-ils meilleurs en espagnol qu’en anglais? »

http://bit.ly/101lGJX

Yves Lanthier

Montréal

@Voluuu


Deux ans et demi d’arts visuels…

28 avril 2013

… tout de même traduits en mots, à l’occasion, par l’entremise de l’émotion.


Le risque (Risk) — Anaïs Nin

30 octobre 2010

Le risque

Puis vint l’instant

pour le bourgeon

le risque

de l’éclatement

devint moins douloureux

que le risque

de ne jamais éclore

Risk

And then the day came

when the risk

to remain tight

in a bud

was more painful

than the risk

it took

to blossom

Anaïs Nin


«Dolce Vita 1959-1979» de Simonetta Greggio, Stock, 2010

24 octobre 2010

Vous avez adulé Fellini? Vous dévorerez le roman «Dolce Vita 1959-1979» de Simonetta Greggio (Stock, 2010), un maquignoffe du film de Fellini et de «l’Italie qui viendra».

Yves Lanthier

http://www.lefigaro.fr/livres/2010/11/04/03005-20101104ARTFIG00472-douceur-de-vivre-et-annees-de-plomb.php

http://bibliobs.nouvelobs.com/20101129/22627/les-deux-italie-de-simonetta-greggio

http://www.viabooks.fr/article/la-dolce-vita-petille-au-fouquet-s-19558


Paroles de chanson — Philtre de paix — Yves Lanthier, 2010

28 juillet 2010

Philtre de paix

Lucie Miao a le teint clair

Mia Tao est plus discrète.

Lucie, vive comme l’éclair

Dit à sa demi-sœur secrète :

« Si l’on dev’nait de vraies amies,

Peut-êtr’ que nos pays aussi? »

Ainsi naquit une amitié

Aussi robuste qu’un traité.

__Entre nos sœurs spirituelles

__Naquit une amitié nouvelle

__Tous les pays signèrent un pacte

__D’la guerre ce fut le dernier acte.

__________*_*_*

Un jour, nos deux sœurs virtuelles

Se promenaient parmi les fleurs.

L’un’ dit à sa quasi-jumelle :

« Ce jardin s’ra notr’ champ d’honneur. »

C’était en mai et les lilas

Inspiraient de reposer l’arme.

Elles en cueillirent plein les bras

Comm’ pour faire un parfum de charme.

__Grâce à nos sœurs spiritueuses

__Naquit un’ lotion sulfureuse :

__Au lieu d’un parfum pour les belles

__Elles en firent une huile essentielle.

Un soir on frappa à leur porte :

On venait chercher leurs maris.

Elles répondirent « Je vous exhorte

De sortir à l’instant d’ici. »

Elles coururent au fond d’la maison

Chercher leur violet elixir

S’en aspergèrent à foison

Puis revinr’ vers nos tristes sires.

__De leur fragranc’ surnaturelle

__Elles endormirent les colonels

__Les attachèrent au cabanon

__Et enfilèrent leur pantalon.

Elles conduisirent leur camion

Jusqu’à la piste militaire

Ouvrir’nt le cockpit d’un avion

Mirent leur casque et s’attachèrent.

Dans le vrombiss’ment, la poussière

Elles actionnèrent le pétard

Et atterrirent deux jours plus tard

Quelque part au bout de la Terre.

__« On a beau êtr’ dépareillées

__On sait maint’nant appareiller

__Décoller et jouer de l’hélice

__Alors trouvons l’chef d’la milice. »

Pour qu’on voie bien qu’elles sont des femmes

Elles demandèrent en contre-ut

Où se terrait le chef des brutes

Surpris, on leur montra l’infâme.

Elles furent reçues comme il se doit

Par le command’ment de se taire

Mais elles avaient entre leurs doigts

La fiole aux pouvoirs de mystère.

__Elles ablutirent le guignol

__Qui crut à de drôl’ de Sirènes

__Et dès qu’il eut les jambes molles

__Se mit à écouter nos reines.

« Voici c’que vous f’rez maintenant :

Dites à vos drôles de fanas

De fabriquer dorénavant

Des bombes à l’huile de lilas. »

Toujours gaga, le chef d’État

Salua et s’exécuta

Tandis que Mia et Lucie

Se dirent « Mission accomplie ».

__« On a beau être contrastées

__On fait une puissante équipe

__Allons ailleurs réconcilier

__Quelques millions de têtes de pipe. »

__Entre nos sœurs spirituelles

__Est née une amitié nouvelle

__Tous les pays signèrent un pacte

__D’la guerre ce fut le dernier acte.

© Yves Lanthier, 2010


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