«Postédition», la mal nommée

23 janvier 2015

Le terme «postédition» est déjà fortement ancré au sens de «révision de traduction machine», et il faudrait un colosse pour le déraciner et le remplacer… par quoi, au fait?

La discussion semblait trop longue pour la communauté des terminologues, souvent coincée entre vitesse et paresse.

Des effets secondaires se font déjà sentir: des éditeurs appellent… «éditeurs» leurs réviseurs, voire aussi leurs correcteurs.

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Les mémoires

23 janvier 2015

En plus de penser au lecteur cible, le traducteur se demande maintenant: «Qu’est-ce que j’envoie dans cette mémoire qui sera utilisée par mes pairs?»


Mieux traduire « transcreation »

21 novembre 2013

Mieux traduire « transcreation »?

« Transcréation », ce n’est pas traduire.

Traduire, c’est créaduction.

Et c’est créaduire.

Yves Lanthier, trad. a.
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Traduire « downloading bar » — jauge, barre de chargement, de téléchargement…

10 décembre 2009

Dans l’une des présentations en français de Google Wave à http://www.youtube.com/watch?v=C2IMjzrgViQ (GW dans l’éducation, 5:34), le narrateur appelle « jauge » l’indicateur visuel de progression du chargement de photos du disque dur à la… « wave » servant à la démonstration.

Excellent terme, dont les versions au long, « jauge de chargement » et « jauge de téléchargement », sont présentes dans la Toile. La version brève, « jauge », y est sûrement aussi, mais de façon inévaluable vu l’extrême polysémie du mot.

Synonymes : « barre de chargement » et « barre de téléchargement », termes beaucoup plus courants. (La très haute fréquence de « barre de chargement » s’explique par la polysémie.)

L’avantage de « jauge de (télé)chargement est de s’abréger en « jauge »; on ne se ferait pas comprendre en écrivant « barre ».

Pourtant, en comparaison de barre, le mot jauge est bien plus évocateur… et joli, non?

Si j’ai bien vu, le GDT et Termium ne traitent pas la notion, en tout cas pas les termes ci-dessus, ni les termes anglais « downloading bar », « download bar »…

Yves Lanthier


Salut, Yvan

7 décembre 2009

On ne s’y habitue pas : on connaît un chercheur par sa production féconde mais aux dehors plutôt arides, puis un jour on entend parler de l’être jovial, amateur de plein air, de photo, de mer…

http://www.leffetmer.com/category.php?manufacturer=12

Yvan Cloutier, 1946 – 2009

Eurêka, 1999 –

J’aime l’adjectif choisi par M. Meertens (http://vieduguide.blogspot.com/, 7dé09) pour qualifier le décès d’Yvan : inopiné. Le mot rend justice au fait qu’Yvan est loin de l’avoir voulue, cette fin prématurée.

Yves Lanthier


Salut, Yvan

7 décembre 2009

On ne s’y habitue pas : on connaît un chercheur par sa production féconde mais aux dehors plutôt arides, puis un jour on entend parler de l’être jovial, amateur de plein air, de photo, de mer…

http://www.leffetmer.com/category.php?manufacturer=12

Yvan Cloutier, 1946 – 2009

Eurêka, 1999 –

J’aime l’adjectif choisi par M. Meertens (http://vieduguide.blogspot.com/, 7dé09) pour qualifier le décès d’Yvan : inopiné. Le mot rend justice au fait qu’Yvan est loin de l’avoir voulue, cette fin prématurée.

Yves Lanthier


Traduire spoiler (critique des arts narratifs); (re)traduire cookie (informatique internesque); traduire teaser (cinéma); traduire making of

3 mars 2009

spoiler > émécheur (critique des arts narratifs)

La mise à jour de mars 2010 de la fiche de Termium (dom. Internet et télématique) donne émécheur comme terme vedette français, et comme source, Termexplore. Nos quinze minutes de gloire.
Le Grand dictionnaire terminologique ne traite pas encore spoiler en ce sens (16dé10).

cookie > macaron (*) (informatique internesque)
Comme pour plusieurs termes depuis l’intégration du Dictionnaire de la comptabilité et de la gestion financière (2006), le GDT diffuse la contradiction : emprunt intégral « à éviter » en 2002 (OQLF), alors que cookie est accompagné de la marque d’usage « emprunt largement utilisé en français » dans la fiche tirée du dico (2006).

Comme traduction de spoiler, le terme rabat-joie était peut-être trop abrupt pour convaincre l’usage, ne laissant pas assez de place à l’esprit ludique, au clin d’œil.

Le terme mouchard aurait apporté un peu de la nuance de complicité requise, mais il s’est peut-être trop fait connaître, naguère, comme proposition pour traduire cookie (le concurrent témoin a gagné la course) et porte une ombre d’opprobre pour avoir été refusé dans le monde du transport pour traduire speedograph, tachograph et autres appareils de surveillance de la conduite commerciale.

Le nouvel équivalent de spoiler, émécheur, est dérivé de vendre la mèche. L’émécheur est l’action commise et, à propos, rien n’empêcherait l’auteur de la bourde de s’appeler mouchard, vu, à plus forte raison, l’étymologie commune aux vocables.

(*) Pour cookie, je suis persuadé que Cookie Monster nous prêterait volontiers son nom français, macaron (http://fr.wikipedia.org/wiki/1_rue_S%C3%A9same), qui aurait la couleur que témoin ne semble pas avoir pour s’imposer définitivement, couleur perdue, édulcorée, à force de polysémie lexicographique et terminologique. Combien de fois on fait suivre témoin de la parenthèse explicative « (cookie) », ou vice versa.

teaser (cinéma)

Empruntons brève au journalisme et forgeons brève-cinémabrève en contexte. Aussi bande-mystère.

making of > maquilloche

On comprendrait, après le bref moment de surprise qui suit l’accroche, le temps que le terme se rende dans les salles. Outre quelques termes usuels, on voit « secrets de tournage ».

Yves Lanthier

cookie (informatique internesque)
Comme pour plusieurs termes depuis l’intégration du Dictionnaire de la comptabilité et de la gestion financière (2006), le GDT diffuse la contradiction : emprunt intégral « à éviter » en 2002 (OQLF), alors que cookie est accompagné de la marque d’usage « emprunt largement utilisé en français » dans la fiche tirée du dico (2006).