À une écrivaine

Entre vos lignes
si l’on regarde bien
on voit d’où viennent
les histoires.

Entre vos lèvres les placez
et sur la braise les soufflez.

Tourné vers vous
on voit l’ivoire, secret
briller la porcelaine
bouger le rouge, le velours, le violet.

On se penche pour mieux entendre
un peu plus pour comprendre.

Puis vous soufflez encore
et nos regards
interdits
passent de vous
inouïe
à une flamme
infinie.

Soufflez encore,
on se relève.
Encore,
on met les voiles.
Encore,
on arrive à bon port.

Libres, mains nues
Plus besoin de bagages.

Yves Lanthier
Mars-avril 2009

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