La langue dans le rêve — et ponctuation onirique

Lorsqu’il y a des paroles ou même du texte écrit dans un rêve, c’est le plus souvent en une langue que l’on connaît, et certes de façon majoritaire dans notre langue maternelle.

En tout cas, c’est « dans une langue », même si cette langue est souvent… onirique et comporte sa part d’incohérence — ne pas oublier toutefois qu’elle comporte sa part de cohérence parfois d’une autre cohérence, il est vrai (*).

C’est dans une langue dont on comprend au moins des bribes, ou, si jamais ce ne l’est pas, cette incompréhensibilité est matière à analyse, à une analyse particulière, spécifique : très proche du moteur de la vie, le moteur du rêve produit délibérément, ou, délibérément jusqu’à un certain point, laisse se produire cette zone obscure pour donner l’indice qu’il s’y cache une ou plusieurs choses, sans aucun doute significatives.

(*)

À la fin du premier paragraphe, un besoin particulier de syntaxe me fait recourir à une ponctuation atypique : utiliser un second tiret, un peu comme Bernard Tanguay (L’art de ponctuer, 3e éd., 2006) « autorise » deux fois deux-points dans une même phrase s’il y a changement de niveau. Bien sûr, il y a ici l’inconvénient que le second tiret usurpe l’habituel rôle du tiret parenthétique fermant. Au lecteur d’avoir l’intuition qu’il s’agit vraiment d’un second tiret ouvrant, en gras ici.

Yves Lanthier

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